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Feuille de route 2015, Valognes/Venise

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octobre 29, 2015 par admin

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Temps de toussaint, qu’ils avaient dit…

Mais non, mais non, pas du tout ! À peine une petite humidité rafraîchissante entre les vieux murs de mon Abbaye normande, Fort Chavagnac et les haies du bocage. Rien, en tout cas, de suffisant pour nous empêcher d’aller boire le thé dans les dunes d’Hattainville, de marcher sur le chemin des douaniers ou bien sur le port de St Vaast. Dommage que ce ne soit plus la saison des moules !

Ça sent la pomme chez les Guezennec. La sculpture arachnéenne sur la cheminée demeure, ainsi que les stèles, totems et autres vestiges de notre civilisation, dispersés dans le jardin. L’atelier regorge d’œuvres-mémoires sur le cycle de la vie ; 40 ans sont passés, mais la trajectoire reste déterminée.

 

Gare de Lyon, Le Thello de 19H59, en direction de Venise, Santa Lucia, dans un compartiment de femmes. Une franco italienne intarissable sur l’anti européanisme et le cours de l’euro. Une Italo Française, enseignante en mathématiques, taiseuse mais pro-européenne, et une coureuse qui va dans la Sérénissime pour le marathon de Venise.

Couchette n°55, celle du haut, ma préférée. Il fait très chaud mais cela ne sent pas mauvais. Les « sacs à viande » en coton blancs ont laissé la place à des housses en papier, emballées sous vide, genre blouses d’hôpital. J’espère au moins qu’elles sont recyclables. En plus, ils ne distribuent plus d’oreiller. Tout se perd ! Bercée par le roulis du train, comme dans un landau, je laisse défiler mes « madeleines de Proust » ; La symphonie pathétique (Ken Russell) , une nuit dans l’Orient Express, une autre nuit dans le Venise-Paris avec Solal, il y a 35 ans…

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Santa-Lucia, le 22 oct, 9h35 du matin, « on time ». Vaporetto ligne 1 jusqu’à Giardini. Je remonte via Garibaldi. Mon hôtel est caché dans une rue étroite derrière une église. Emplacement parfait, entre les Jardins de la Biennale et l’Arsenal, via Garibaldi offre tous commerces et resto nécessaires. L’hôtel est une ancienne demeure vénitienne, agréable. Seule ombre au tableau, ma chambre est sous le toit, ce qui est bien car il y a de très belles poutres, mais il faut monter 77 marches. Ce ne sont que 3 étages, mais des étages très hauts. Il y fait très chaud, trop par moments.

Un chat blanc et noir me mate depuis la fenêtre d’en face, située à 4 mètres de la mienne.

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Pour fêter mon installation, je descends au resto du coin manger une pizza (pas bonne) et boire un verre de vin blanc ( très bon). Cela m’a permis de trimballer une jolie petite ivresse tout au long de la journée.

 

J+2 : Après avoir traversé la ville de long en large, frénétiquement, j’ai commencé à ralentir mon rythme. S’astreindre à ne faire qu’une ou deux choses par jour, et le reste du temps profiter des ce que l’on a fait. Donc :

  • je dors 6 heures
  • je marche 6 heures
  • j’écris 6 heures

Il me reste 6 heures pour me peindre les ongles de pieds !

 

En coupant par la grande allée arborée, je rejoins directement le parc qui borde le Grand Canal face au Lido. J’y fais de grandes marches ensoleillées, sous les arbres couleur d’automne, jusqu’à l’autre côté de l’île, face au cimetière St Michele, en croisant des quartiers que je ne connaissais pas, ou plus.

 

Le linge des gens : Au bout de quelques demi-heures à arpenter ces quartiers de la pointe, une odeur de lessive éveille mon esprit. C’est dingue comme on regarde trop ses pieds. Tout se passe en haut ; LE LINGE ! Contrairement au cœur de Venise, ici on étend son linge, et comme il fait beau, il y en a partout. Il y a donc aussi des gens qui « vivent » et qui se lavent à Venise ! Des fils raccordés à des poulies traversent d’une façade à l’autre et nous expose le linge des gens. Le linge est un vrai sujet de société. Des machines entières sont consacrées au blanc, d’autres à la couleur. J’ai vu une machine uniquement de violet ? Des machines sont typiquement homme ou d’autre juste femme. On sait si on est chez des célibataires, des familles, des jeunes ou des vieux. On sait s’ils sont gros ou plutôt fluets ? On peut même savoir leur métier ; blouse, bleus de travail, chemises, robes sexy ! J’ai croisé une machine entière de grandes culottes blanches, en coton. Ça impressionne tout de même ! Et tout cela vous pend au dessus de la tête, avec une certaine tendresse. Les culottes ! Le panel est infini. Entrer dans l’intimité des gens par la culotte, l’intime, le tabou. Il y a de tout, en format et en couleur, du string ficelle, au slip, à la culotte et au panty. Et cpour les hommes, le kangourou, le boxer, le moule-b, le slip bon marché…

Cela vous est arrivé d’entrer dans l’intimité des gens par la culotte ? Une fois, en Inde du Sud, je me suis aperçue que tout notre linge (celui de 4 personnes), culottes comprises, séchait à même le trottoir derrière l’hôtel. J’ai immédiatement rougi en apercevant notre intimité étalée dans la rue, au grand jour. Et puis on s’habitue…

 

J+ 3 : Venise s’est équipée de ponts spéciaux pour le marathon. Il y a des gens qui courent partout, de l’effervescence. Un trois mâts est accosté au quai tout près de Garibaldi. La proximité de l’Arsenal peuple le quartier de marins et de marinettes en uniforme bleu marine, à boutons dorés, coiffés de galures ou casquettes blanches, selon le rang. Une noce monte à bord d’un navire dressé de buffet-cocktail. L’activité humaine et portuaire ne se dément jamais. Les vaporettos vont et viennent, les gondoles passent ici et là, au gré des canaux et des ponts, des bateaux privés ou taxi foncent dans sur la lagune. Seul scandale : un paquebot vient obstruer la vue pendant quelques minutes.

 

Encourager des marathoniens défigurés pendants des heures, faut’le faire ! I did ! Ovations pour les 3 premiers qui sont Kenyans ; 2 h 11’ pour le 1er temps. Le 4 ème est arabe et barbu…Je vous jure qu’il a été moins applaudi !

À Venise, il y a des inscriptions destinées aux migrants: « pour les immigrants et sans abris, dirigez-vous vers le Pavillon ». C’est fléché, du côté de l’arsenal.

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J+ X : Venise est rose le matin, à cause du soleil qui monte sur la lagune et se reflète sur les palais. En marchant derrière l’Arsenal, jusqu’à Fondamente nuova, par hasard, je longe une abbaye franciscaine, avec une succession de cloitres aux colonnes blanchies à la chaux. Un groupe de scouts joue au ballon dans l’immense cours qui jouxte le couvent. Une vieille sœur me gratifie de sa présence, boiteuse, sur les dalles cabossées de la Sérénissime. Je traverse des rues vides, où seul passe le jeu des ombres et des rayons de soleil qui font vibrer les dalles du sol, les murs, et les vêtements en train de sécher.

Question : pourquoi les vénitiens ont-ils tant de chiens. La ville entièrement piétonne n’est pas équipée de caniveau. Ils doivent être experts en sac – à – crotte !

L’hôpital de Venise. L’entrée des urgences est une entrée bateau car les ambulances sont évidemment maritimes. Je n’y avais pas pensé avant !

En face, ceinturé dans son enceinte rose, le cimetière St Michele ressemble à une nef placide qui flotte sur la lagune, coiffée de cyprès séculaires dressés vers le ciel.

 

La foule converge entre Rialto, Fenice, St Marc, Académie… La nuit est tombée. Un rat dodeline devant moi sur le quai du Grand canal. Ils vivent là aussi.

 

L’obscurité fait apparaître tous les princes d’autrefois, ceux du rêve et de la réalité, Casanova, Swan, Tazio, Solal. Ils glissent devant mes yeux dans leur aura romantique.

Mon restaurant du soir est situé au pied du Rialto. Le serveur affable me tutoie en français et me sert une milanaise trop sèche…Le vin blanc pétillant est délicieux et frais. Décidément, je bois mieux que je ne mange. Il faut que je revois cela au plus vite !

Il fait frais tout d’un coup, l’humidité remonte tandis que les gondoles passent devant moi. Les portes-rames ornés de lions vénitiens dorés brillent dans la nuit. Un chanteur d’opéra entonne Puccini pour un groupe de coréens ébahis et aveuglés par leur portable.

À table, ils sont tous en train de consulter les 700 photos pourries qu’ils viennent de faire du Rialto ou d’un vase en verre de Murano. Ils ne se parlent pas. Les portables sont aussi larges que des dessous de plat. Ça textote au Japon ou en Chine, avec des pouces plus rapides que l’éclair et que Luky Luke ! Ça dégaine sévère. J’ai vu tout un canapé d’adicts, le nez planté dans la paume de la main et le visage bleu, de cette lumière blafarde et syncopée que font les écrans. C’est twilight à tous les étages !

23 € Signora. Prego, arrive derchi.

Chocolat chaud chantilly au Florian. C’est là que l’homme de Venise est entré dans ma vie ! 12 €

La brume monte sur la lagune comme un nuage de lait… Les mouettes ont arrêté de hurler. Les gondoles, arrimées qui tanguent sur l’eau noire émettent un clapot onctueux. Elles plongent d’avant en arrière, comme des balançoires, et dressent par intermittence leur proues argentées. Les vaporettos, appontés les uns à côté des autres, crissent le long des pontons. Entre le Danieli et l’Arsenal, vers San Zaccaria, il y a deux vaporettos amarrés l’un a l’autre qui s’entrechoquent de façon très bruyante, comme s’ils se fracassaient. Ce sont toujours les mêmes, on les entend de loin. Ils doivent être amoureux, ou très fâchés.

Venise plonge, Venise s’immerge dans l’obscurité.

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J + matin. Réveillée par l’odeur des viennoiseries. Parfois, on est réveillé par la lumière ou par le bruit, mais par l’odeur, c’est plus rare. Les petits pains sont réchauffés pour le petit déjeuner, 77 marches plus bas. L’odeur remonte jusqu’à ma chambre sous le toit, par les conduits de chauffage sans doute, car il fait très, très, chaud dans ma chambre.

3h18 de marche au compteur pour 18, 10 km. Le jardin de la biennale ne m’a pas suffit aujourd’hui pour apaiser les fourmillements qui s’entassaient dans mes jambes. Ligne 1, vaporetto jusqu’au Lido.

Jamais l’occasion ne m’avait été donnée de marcher aussi loin le long de cette plage. On s’est toujours arrêté au Grand Hôtel des Bains, celui de Tazio, de Dirk Bogarde, de Visconti et de Thomas Mann. Après la grande allée de pins qui mène à l’hôtel Excelsior, un chemin cimenté longe toute la plage. L’atmosphère y est calme, plate, très lagune même si à cet endroit c’est l’Adriatique. Les vagues sont des vaguelettes, le sable est sombre, limoneux. Il y a une lumière de lagune, une végétation de lagune et une odeur de lagune. La lumière est blanche blancâtre. Des bambous roseaux bordent le chemin, par touffes hautes, intercalés de ronciers et d’herbes jaunes. L’odeur de vase flotte de part et d’autre de la langue de terre. Ils ont érigé des digues avec des blocs de pierres, mais aussi, pour protéger de la mer pendant l’hiver, ils charrient le sable en un immense mur devant les hôtels et les cabines de bains.

Le soleil est haut et bleu. Des poteaux en bois flottés dressés vers le ciel ponctuent chacune des multiples digues. Ils sont coiffés d’un toit paillotte, ou de ce qu’il en reste. Sans doute des abris pour pêcheurs ou « pique-niqueurs ». J’y vois des peintures anciennes, ou bien des camps de migrants ou de roms.

Et bien le voilà, à quelques kilomètres de là, il est là le campement, 5 hommes de tous âges, en slip de bain en train de griller des saucisses et de se dorer la pilule.

Plusieurs choix possibles :

  • un groupe de gays
  • des pêcheurs qui ne pêchent pas
  • des ouvriers en pause, car il y a un casque de chantier
  • les Village people.

 

Ce n’est qu’au retour que je me suis rappelée qu’il y avait des voitures au Lido. À Venise depuis une semaine, j’avais oublié les voitures et les scooter.

Ligne n°1, retour vers Venize et concert à la Fenice. Le philarmonique de Venise est illuminé par les ors de la Fenice. Placée au poulailler, j’y écoute Brahmes. En bonne française, je descends pendant l’entracte et squate une place parfaite dans la salle. Schubert a été un moment de délice. Et pourtant, j’étais assez d’accord avec Depardieu hurlant « il fait chier Schubert » dans la scène de fin de « Trop belle pour moi ».

Isabelle à Venise23

Venise s’apaise la nuit. Les orchestres place St Marc jouent autant Puccini que Dave Brubeck (Take five). Le quai devant Garibaldi est vide soudain car le trois mats a appareillé. Quelques pigeons ne sont pas encore endormis lorsque je gravis mes 77 marches.

J+ : « Les Russes meurent à Venise ». Oui, c’était avant. Je suis retournée au quartier russe du cimetière St Michele visiter les Diaghilev, Stravinsky, Princesse Troubetzkoï, les Wolkoff et Ivanov. Alors, j’ai pu terminer l’écriture des mes pièces « La retraite de Russie » et « T’as eu combien en maths ».

En changeant à Murano, la 12 mène à Torcello. Une petite heure de navigation en longeant des bribes de terre/mer indéfinissables où grattent quelques pêcheurs. Torcello est une petite île végétale, comme devaient être toutes les îles de la lagune avant d’être habitées. Un quai en briques rouges longe le petit canal central. Des volutes de vapeurs blanches stagnent au-dessus des champs. Un accordéoniste joue dans la brume. Au bout de ce quai se dressent l’église et la basilique, d’aspect extérieur presque rustre, mais datant autour de l’an 600. On est ici au berceau des implantations dans la lagune. Torcello : 10 000 habitants à son apogée, jusqu’à l’ensablement et la malaria. Ensuite, les habitants ont migré, jusqu’à Burano, puis Murano, et enfin Venise. Les pierres de Torcello ont servit à bâtir sur ces autres îles. Donc il ne reste presque plus de bâtiment et seulement 11 habitants. C’est sans parler de Santa Maria Assunta, une basilique qui vous met à genoux lorsque vous descendez les premières marches. On a envie de prier, c’est l’élévation mystique, la grâce absolue. L’influence byzantine dans les frontons et voûtes couverts de mosaïques est d’une beauté inouïe. Du jamais vu en ce qui me concerne. C’est un bouleversement : attendre le silence avec la chair de poule et observer.

Dire qu’il fait frais et humide à Torcello au crépuscule est un euphémisme. Mes épaules se voûtent sous le poids de mon manteau au fur et à mesure que le jour décline. Une brume ambiante auréole les rares réverbères. Puis le vaporetto trace un sillon entre les plots lumineux que lui seul reconnaît, sur une lagune noire comme de l’encre. La pleine lune orange, puis blanche, s’élève et joue avec les reflets de l’eau.

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J plus que 2 jours, au secours ! : j’ai bien choisi mon jour pour aller déjeuner au bord d’un canal. Il pleut, de cette petite pluie fine qui rappelle l’hiver en Cotentin. Ils avaient raison pour le temps de Toussaint. Ça gondole pas beaucoup aujourd’hui sous la pluie. Les embarcations sont toutes alignées sagement et bâchées, comme si elles boudaient dans leur coin.

Le Chinois porte un poncho en plastique transparent et des sur-bottes colorées par-dessus ses Nike. C’est simple, le Chinois ressemble à un cosmonaute rouge ou jaune. Il est dans la lune, perché ! Et le selfie au bout de la perche ! Doublement perchée vous dis-je ?

Il n’y a peut-être pas que le Chinois, il peut y avoir le Coréen, le Japonais, voir le Belge ! Nous même avons porté le poncho en plastique transparent pendant une semaine de mousson au Vietnam…

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Pas de François Pinault, pas de Dogana, pas de Palais Grassi, mais un retour vers le passé que je voulais faire en déambulant au musée de l’Académie. Comme il pleut, la file d’attente est trop longue, et pareil aux Doges. J’ai opté pour un plat de tagliatelles aux langoustines devant le grand canal, le temps de corriger « la Retraite de Russie », et pris un chocolat chaud chantilly au Florian pour finaliser « T’as eu combien en maths ? ». Ensuite, une errance de ruelles en ruelles, de flaques en flaques m’a conduite à faire les derniers achats : des chemises italiennes made in China, du Limoncello, des portes sacs et bouchons de bouteille, des pâtes improbables…

Le problème, c’est les pieds. J’ai toujours eu mal aux pieds malgré l’alternance DOC, basket, bottines de pluie façon Weston, bottines light. C’est à cause de ma première vie en sandales, au cœur de l’Afrique. C’est compliqué de supporter les chaussures.

L’avantage, c’est qu’il y a des églises partout pour pouvoir s’asseoir et prendre des notes.

La nuit tombe et les rues se vident. Les sons deviennent courts, étouffés. L’humidité transperse, glisse au ras de l’eau, suinte sur les murs des palais et brille sur les dalles du sol. Tout Venise devient sombre et mystérieuse, envoûtante.

Dans un petit restaurant derrière St Marc, j’avale une minestrone et des calamars frits arrosés d’un Spritz, LA boisson de Venise (vin, eau gazeuse, liqueur d’orange).

De façon générale, dans les restaurants, les serveurs sont extrêmement aimables et souriants. Ils plaisantent entre eux et avec les clients, donnant l’impression d’aimer ce qu’ils font, tout en conservant une classe et une déférence très italiennes. On m’offre un Limoncello en apportant la note. J’en avale la moitié, juste de quoi me faire marcher de façon fantaisiste jusqu’à l’hôtel, en trouvant les dalles mal jointes et les ponts trop hauts. Je crains surtout l’ascension des 77 marches qui mènent à mon lit.

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Fuck the Chinese ! Cela fait 8 jours que je dors dans une chambre, avec des tas de voisins différents. Voilà que des Chinois débarquent et c’est le bordel. Ils parlent tout fort dans la chambre à 6h du matin. Le problème des Chinois, c’est le bruit. Et pas que !

Aqua alta pour ce dernier jour. L’eau a bien monté et la foule se presse sur des pontons provisoires aménagés en plusieurs endroits. Puis pfuit! l’eau s’en va comme par enchantement, comme un caprice.

Errance du dernier jour où on est encore là, mais presque déjà parti. C’est flou comme sensation. Vive le Prosecco et le chocolat chaud chantilly du Café Florian…

Ciao!


1 commentaire »

  1. Luis Rigou dit :

    ça fait Luchino Visconti /Thomas Mann tout ça ! mais Wagner aussi est mort à Venice en sortant du Casino. à ta place je reviendrai aux sandales (malgré le froid) La bise de Bois-Colombes ou il n’y a rien de tout ça !

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